Les bijoux de famille, soldes nationales

lundi 2 juillet 2012

Le Crédit Agricole chercherait à se séparer de sa filiale Cheuvreux.

Le bruit court, persiste, n’est pas démenti. Le Crédit Agricole s’engagerait dans quelques réalisations d’actifs « non stratégiques ».

La première cession serait sa filiale de courtage Cheuvreux.

« On » dit, dans les « milieux autorisés », que Crédit Agricole ferait croire être en train de négocier avec « deux ou trois » repreneur potentiels mais qu’en fait seul Kepler Capital Markets serait véritablement sur les rangs.

www.contrepoints.org (020712)


Crédit Agricole envisagerait de vendre Emporiki

Nvl Obs le 01-07-2012

Crédit Agricole discute de la vente de sa filiale grecque Emporiki Bank et a reçu des marques d’intérêt de trois établissements locaux, écrit le Financial Times.

Des sources avaient dit à Reuters fin mai que les banques françaises, qui font partie des établissements bancaires étrangers les plus exposés à la Grèce, préparaient dans le plus grand secret des plans d’urgence dans l’éventualité d’une sortie de la République hellénique de la zone euro.

D’après les données de la Banque des règlements internationaux (BRI), corrigées du risque réel pris sur l’emprunteur, les banques françaises ont pour 44,4 milliards de dollars d’engagements de crédit en Grèce contre 13,4 milliards pour les banques allemandes.

Citant deux sources bancaires non identifiées, le FT rapporte que National Bank of Greece, Alpha Bank et Eurobank EFG se sont dit prêtes à soumettre une offre sur Emporiki dans la mesure où elles auraient le feu vert du Fonds hellénique de stabilité financière.

Alpha Bank, deuxième banque de Grèce, avait démenti le mois dernier négocier une entrée au capital d’Emporiki.

Le FT ajoute que le Crédit Agricole a invité les banques locales à soumettre des offres sur une partie du capital d’Emporiki début juin, de crainte d’une éventuelle ruée aux guichets.

Crédit Agricole n’était pas joignable dans l’immédiat.

John Irish, Wilfrid Exbrayat pour le service français


Le scandale du Libor dévaste la City

La tribune.fr – 02.07.12

La manipulation du Libor, le plus important taux interbancaire du monde, par un certain nombre de grandes banques, dont Barclays et RBS, provoque un scandale politique d’une ampleur inédite en Grande -Bretagne. C’est toute la crédibilité de la City qui est en cause.

C’est une véritable tornade qui va s’abattre dans les jours qui viennent sur l’industrie bancaire, après les révélations, vendredi 29 juin, que la Barclays avait négocié avec les régulateurs britannique et américain, le paiement d’une amende de 450 millions de dollars, pour avoir manipulé de façon frauduleuse la fixation du Libor, le plus important taux interbancaire du monde, établi quotidiennement par 16 banques ( dont BNP-Paribas, Crédit Agricole et Société Générale), et qui sert de référence à plus de 350 mille milliards de dollars de produits financiers, allant des prêts aux particuliers et aux entreprises jusqu’à une multitude de produits structurés. La Royal Bank of Scotland est aussi impliquée dans le scandale et pourrait avoir à payer, selon le quotidien britannique The Times (édition du 29 juin), une amende de 150 millions de livres (l’équivalent de 186 millions d’euros et de 235 millions de dollars). La banque a confirmé avoir licencié quatre de ses traders à la fin de 2011. Le fait que la Royal Bank of Scotland soit détenue à 82% par l’Etat à la suite d’une opération de sauvetage spectaculaire en 2008, ajoute encore à l’ampleur de l’affaire en Grande-Bretagne.

Une vingtaine de grandes banques dans le collimateur

Mais d’autres banques pourraient être visées. Des enquêtes ont été ouvertes sur plusieurs continents. Selon l’agence Reuters, Citigroup, HSBC et UBS vont être également examinées. Selon le Financial Times, le nombre de banques sous enquête devrait même être plus élevé et concerner une vingtaine d’établissements dans le monde. Au cours du week-end, les réactions se sont multipliées à Londres, dont la tonalité est très dure pour l’industrie bancaire. Le secrétaire à la justice, Ken Clarke a précisé que si les enquêtes en cours révélaient des délits pénaux, la justice serait saisie. Le gouverneur de la banque d’Angleterre a dénoncé le recours à « la tromperie comme moyen de faire de l’argent » et milite pour une réforme de grande ampleur de l’industrie bancaire britannique. George Osborne, le Chancelier de l’Echiquier, a indiqué que ce qui arrive à Barclays « est totalement inacceptable et révélateur d’un système financier qui met plus haut que tout l’appât du gain ». Quant au Premier ministre, David Cameron, il demande « que les dirigeants prennent la totale responsabilité de leurs actes, et il est très important que cela aille jusqu’au sommet de l’organisation ».

Camarade de polo du Prince Charles

Le directeur général de Barclays, Bob Diamond, devra répondre aux questions du Parlement le 4 juillet. De nombreuses voix appellent à sa démission. Or Bob Diamond est l ’un des banquiers les plus flamboyants de la City. Agé de 60 ans, né aux Etats-Unis, il est à l’origine de la montée en puissance de Barclays, notamment depuis 2008 et du rachat d’une partie des activités de la défunte Lehman Brothers. Cela fait plusieurs mois qu’il est sur le sellette en Grande-Bretagne à cause de sa rémunération ( et notamment du versement d’une prime de 5,75 millions de livres pour le paiement de ses impôts) et des montages fiscaux audacieux qui lui ont valu les foudres de certains actionnaires mais aussi du Trésor public britannique. Le sort du Président du conseil d’administration, Marcus Agius, 63 ans, ancien de chez Lazard, est aussi en question. Il pourrait être contraint de quitter son poste. Au conseil de Barclays siègent aussi quelques poids lourds de la Corporate England », comme Mike Rake, 64 ans, Président de BT et d’Easyyjet, et camarade de polo du prince Charles, sir John Sunderland, 66 ans, ancien Président de Cadbury Schweppes et du CBI (Confederation of British Industry) ou sir Andrew Likierman, Président du National Audit Office, et recteur de la London School of Economics.

« Je t’en dois une sérieuse... »

Les enjeux juridiques et financiers de cette affaire sont donc très importants. D’après ce que l’on sait de l’enquête, ce sont certains traders de Barclays et d’autres banques qui auraient fait pression sur leurs collègues qui proposent le taux quotidien du Libor pour que ce dernier soit déterminé à un niveau qui facilite leurs propres transactions et leur permette de déboucler des positions dans de bonnes conditions, augmentant leurs profits ( et leur bonus) ou réduisant leurs pertes. Les investigations menées montrent que cette pratique était assez répandue et les confidences recueillies par la presse britannique auprès de traders anonymes, semblent confirmer cette impression. La nature des e-mails échangés entre traders et « fixeurs » étaient d’ailleurs très enthousiastes sur les résultats de ces manipulations. « Je t’en dois une sérieuse », écrit un trader à l’un des collègues, « la prochaine fois que l’on se voit, j’ouvre une bouteille de Bollinger.. »

C’est d’autant plus grave que le Libor, sert de base à tellement de transactions financières dans le monde entier, qu’il était censé bénéficier d’une réputation sans tâche. C’est donc l’image de la City toute entière qui est atteinte. D’ailleurs l’Association des banques britanniques a demandé au gouvernement d’étudier la possibilité que ce dernier supervise et réglemente désormais la fixation du Libor, ce qui est le signe que l’affaire est grave, car jusqu’à maintenant la fixation du Libor était considérée comme une activité totalement privée, dans les mains des banques de la City. Les manipulations mises au jour révèlent donc l’ampleur des progrès qui restent à accomplir dans le domaine du contrôle et de la moralisation des activités financières.

Relations trop étroites entre le gouvernement et les banquiers

En outre cette affaire tombe d’autant plus mal, que la Grande-Bretagne est en train de revoir ses modes de régulation (une nouvelle loi dite « Financial Services Bill », est en cours de discussion au Parlement) et de contrôle des banques et qu’elle étudie sérieusement la possibilité de séparer les activités de banque de dépôt et de banque d’affaires. Ces dernières semaines, les lobbies de la City tentaient de convaincre le gouvernement et les législateurs d’assouplir un peu leur position. L’ambiance, depuis quelques jours, est totalement à l’inverse de ce que les banquiers recherchaient. « Depuis quelques temps maintenant, les grands banquiers de ce pays entrent et sortent de Downing Street quasiment toutes les semaines, pour défendre leurs intérêts privés au motif que c’est dans l’intérêt de la City et donc de l’économie britannique. Cette honteuse affaire du Libor doit faire cesser cette relation trop étroite », écrivait dans The Times du 29 juin l’ancien Chancelier de l’Echiquier, Nigel Lawson.



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