Révoltes, Répression, Révolution : la contagion est-elle latente ?

mercredi 27 juillet 2011
par  CGI
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Il y a quelques mois, les peuples de Tunisie, Algérie, Egypte et Lybie, en quête de plus de justice sociale, nous surprenaient par leur courage à affronter leur gouvernement.

La répression, parfois guerrière, que ces peuples ont rencontré obligeait nos dirigeants à admettre l’autoritarisme de ces régimes politiques dont ils n’hésitaient pourtant pas à vanter, pour certains, l’ouverture démocratique quelques mois auparavant.

Reconnaitre ces dictatures participait aussi à convaincre les peuples européens et américains qu’ils n’étaient nullement concernés par de telles révoltes. Pourtant l’augmentation de la pauvreté, engendrée par la prédation incessante d’une élite qui s’offre une vie de luxe en pillant la nation et ses contribuables, est présente partout.

Enfin, alors que les citoyens Fançais profitent de la trêve estivale et commémorent leur révolution - en s’imaginant à l’abri des affres de toute dictature - leur gouvernement autorise, en toute discrétion, l’utilisation par les forces de l’ordre, en plus des grenades lacrymogènes utilisées jusque là, d’armes de guerre pour réprimer les manifestations qui porteraient atteinte à l’ordre public [1].

Mais que redoute le gouvernement quand il vient tout juste d’annoncer aux Fançais un nouveau plan de rigueur pour accompagner le plan de sauvetage de la Grèce [2] ?

Partout, y compris aux Etats-Unis, le système est en crise. Partout la classe dirigeante essaie de placer encore davantage le fardeau de la crise sur les épaules des secteurs les plus pauvres de la société [3]. Jusqu’où ira la résignation des peuples ?

Le gouvernement Français en soupçonnerait-il les limites ?

Le déploiement d’un arsenal répressif ne révèle pas une force, mais une faiblesse, il confirme les limites du système.

Pourtant, un gouvernement ne puise sa puissance ni dans sa police, ni dans son armée, les deux constituent une base trop étroite pour soutenir un régime devenu impopulaire. Nombre de gouvernements s’y sont risqués, et à leur grande surprise, ils ont constaté que l’appareil d’Etat ne peut pas mettre un terme aux manifestations par la répression dont la violence, à un certain stade, devient contre-productive.

En effet, lorsque de simples malheureux sont tombés, la répression ne provoque plus la peur mais une indignation et une colère incontrolables : devra-t-on en arriver là ? Il semble que l’on s’y apprête ...


[1] Le décret n° 2011-795 signé le 30 juin 2011 par François Fillon, Claude Guéant et Gérard Longuet stipule que, dans le cadre du maintien de l’ordre public, les forces de l’ordre ont l’autorisation légale d’user d’armes de guerre et de leurs munitions contre les fauteurs de trouble. Il s’agit plus précisément de « fusil à répétition de précision de calibre 7,62 × 51 mm et ses munitions », arme classifiée catégorie 1 soit « armes à feu et leurs munitions conçues pour ou destinées à la guerre terrestre, navale ou aérienne », littéralement

[2] Par ailleurs, il est à noter que 158 milliards ont été trouvés pour sauver l’Europe (la Grèce) contre 30 millions consacrés à la Somalie : choisir de porter nos efforts à fortifier un système en panne qui affiche ses limites (le capitalisme) c’est assassiner des gosses et des adultes par milliers chaque jour, et ça aussi c’est insupportable !

[3] ne vous y trompez pas, qui va payer pour la Grèce ? Le train de vie de l’Elysée sera-t-il diminué ? Ou bien les contribuables se passeront-ils de quelques instits ou s’acquitteront-ils de quelques impôts supplémentaires ...


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